Le Blog des Vins de Champagne

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Tag - Dégustation

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mardi 4 décembre 2007

Les Vieilles Vignes françaises

Vieilles Vignes Françaises

Encore une des cuvées mythiques de la Champagne. Les Vieilles Vignes françaises, c'est environ 3000 bouteilles par an, élaborées uniquement à partir de Pinot Noir issues de parcelles classées Grand Cru et ayant survécues au phylloxéra, qui a ravagé les vignes de Champagne, et de France, au début du siècle dernier. Ces 3 parcelles « chaudes terres », « Clos St Jacques », « Croix Rouge » sont chouchoutées par la maison Bollinger qui vieille sur elles comme sur aucune autre vigne. Leur rendement est faible, et la sélection des grappes est draconienne. Les Pinots Noirs choisis sont très concentrés, et offrent un vin puissant, riche. A tel point que sa robe en est même légèrement coloré, ambrée.

La cuvée Vieilles Vignes françaises est complexe, complète donnant une image de ce que pouvait être le style Bollinger, tel qu'on pouvait l'apprécier au siècle dernier.

Le nez offre des notes complexes, compotées de coing et de pomme, puis biscuitées de miel, d'amande et de vanille.Le Pinot Noir apporte une touche de fruits rouges.

La bouche est incroyablement longue, avec des notes de caramel, de café, et même très légèrement tourbées.

C'est un vin unique, comme son prix ;-) (550 euros sur le site… oui, je sais).

Une belle idée cadeau non ?

jeudi 8 novembre 2007

Faut-il carafer le champagne ?

carafe

On le sait, carafer un vin rouge lui permet de s'ouvrir et d'assouplir les tanins. Mais qu'en est-il des champagnes, gagnent-ils à passer en carafe ? Et bien je vais vous donner une réponse de normand : oui et non. Pour les bruts sans année, l'opération n'a que peu d'intérêt et peu même dénaturer ces champagnes. Par contre, pour les cuvées plus haut de gamme, âgées ou vineuses, le passage en carafe fait ressortir leurs saveurs. Mais pour ne pas abîmer le précieux nectar, il faut respecter quelques règles. Il faut carafer le champagne durant un temps assez court, un quart d'heure suffisent pour qu’un champagne s’ouvre pleinement. Mieux vaut utiliser une carafe étroite plutôt que large, et mettre auparavant celle-ci vide au réfrigérateur. Enfin, il faut verser très délicatement le champagne dans la carafe en le faisant glisser le vin le long de la paroi et ensuite veiller à ce que la carafe reste autour de 12 degrés, afin que la cuvée dévoile pleinement ses saveurs.

jeudi 25 octobre 2007

Parker : le critique critiqué

Dégustation

Une ancienne collaboratrice française du célèbre dégustateur américain de vin, Robert Parker, décrypte dans un livre paru aujourd'hui les méthodes de travail et les défaillances du système de notations du "pape des vignobles" tant redoutées, en particulier dans le bordelais.

"Anatomie d'un mythe", première parution en français d'un portrait non autorisé de Robert Parker, s'adresse à "tous ceux qui passent leur vie à imaginer et à construire, et dont une parole toute puissante, souvent mal inspirée, vient balayer le rêve", annonce d'emblée l'auteur, Hanna Agostini, en exergue de son livre.

Juriste de formation, Hanna Agostini, a collaboré avec le critique de 1995 à 2003, organisant pour lui certaines de ses dégustations dans le bordelais et assurant à partir de 1997 la traduction en français du bimestriel spécialisé "The Wine Advocate" et des ouvrages de l'Américain.

"En faisant mon travail de traduction, j'ai vu tout ce qui n'allait pas. Mais c'est comme un puzzle dont les pièces se mettent peu à peu en place. Ca a commencé comme un bêtisier qui nous faisait rire, puis la parution d'un livre sur lui en 2005 a mis le doigt sur d'autres erreurs", a expliqué à la presse Mme Agostini, qui a décidé à son tour de se mettre à la tâche en 2006.

Reprenant les écrits du critique comme "principale source d'information", l'auteur relève notamment les "copiés-collés" des commentaires et les abondants "indices de vétusté" des textes, souvent non réactualisés d'un guide à l'autre.

"Vieux d'une bonne douzaine d'années, repris quasiment à l'identique depuis la version américaine de 1993", les textes du guide Bordeaux sont "généralement muets" sur l'évolution des propriétés viticoles dans les années 90, période riche en événéments pour le vignoble français et bordelais, souligne-t-elle par exemple.

Quant aux notations, parmi les seules au monde à faire ou défaire instantanément la réputation d'un cru, Hanna Agostini s'interroge sur l'éthique du critique, tout en rendant hommage "au précurseur de la critique vinicole moderne".

"Sachant les relations plus ou moins étroites que Parker entretient avec des personnes directement impliquées dans le monde du vin, on peut s'interroger sur le regard qu'il porte sur eux dans l'exercice de son métier", écrit-elle.

Citant notamment l'oenologue girondin Michel Rolland, que Robert Parker connaît depuis les années 80, l'auteur relève que l'Américain note souvent très généreusement les vins issus de propriétés appartenant à la famille Rolland mais aussi les vins vinifiés par Michel Rolland pour le compte de ses clients.

Selon Hanna Agostini, "toute occasion est bonne pour porter au pinacle certaines personnes choisies". Du coup, estime-t-elle, "on jette en pâture au consommateur des choses qui n'ont ni queue ni tête".

Interrogée sur l'impact attendu de son livre dans le milieu du vin, l'auteur juge que cet ouvrage "aurait pu être écrit par n'importe qui sachant faire une lecture approfondie des interviews de Parker et de ses ouvrages. Quand on sait que la plupart des producteurs et des négociants achètent ses guides, on se demande comment ils ne se sont pas rendus compte des failles", glisse-t-elle.

mercredi 17 octobre 2007

Deux étoiles pour rêver

Bon, comme d'habitude, je promets un article pour le lendemain et évidemment il arrive (c'est déjà pas mal) avec une bonne semaine de retard.

Il faut dire qu'il n'y a pas moins de 13 cuvées disponibles sur le site qui ont reçu 2 étoiles.


Mumm de Cramant

Dans les cuvées haut de gamme, on trouve le Mumm de Cramant (vendu actuellement 50,44€ au lieu de 52€). Pour moi, c'est un champagne presque minéral. Il offre une belle fraîcheur et accompagne idéalement des sushis (pour les amateurs).

On trouve ensuite la Perle d'Ayala 1999 (44,62€ au lieu de 46€). Cette maison, pas assez connue du grand public, a été rachetée par Bollinger il y a quelques années, mais n'a pas perdu sa personnalité pour autant. J'ai trouvé que c'était un champagne gourmand, avec des arômes assez fruités et des notes vanillées que, personnellement, j'aime beaucoup. C'est mon coup de cœur.

On trouve ensuite le Cristal 2000 de Roederer (en rupture de stock actuellement…). J'avais fait un post à ce sujet, quand on avait reçu 6 bouteilles il y a quelques semaine.


Grande Cuvée Krug

Toujours dans la catégorie des champagnes qui coûtent une fortune et qui ont deux étoiles, on a la Grande Cuvée de Krug. Je dois dire que je n'en ai jamais bu… donc pas d'avis. Mais à 130 euros la bouteille, ça doit être bien ;-) C'est un peu la même chose pour le "S" de Salon 1996. Il faut dire que cette maison soigne la qualité, elle n'a sorti que 37 cuvées en 100 ans ! Une telle exigence doit forcément se ressentir. Une cuvée qui m'intrigue. À ajouter sur la longue liste des champagnes à goûter !

On continue avec La Grande Dame 1998 de Veuve Clicquot. Une bouteille superbe, comme toujours chez Veuve Clicquot qui est passé maître dans l'art de packager ses cuvées et de faire un bon marketing autour. Vendue actuellement 115,45€ au lieu de 119€ sur le site, elle rencontre un beau succès, et se classe aussi à mon sens du côté des champagnes gourmands avec des arômes très nobles, et agréables.


Bollinger La grande Année 1999

Arrive ensuite ma maison préférée : Bollinger. J'aime beaucoup l'aspect boisé de leurs champagnes. Le guide Hachette des vins 2008 a distingué de deux étoiles, deux cuvées Bollinger : le R.D. 1996 (115,40€ au lieu de 119€), qu'on a reçu il y a seulement 15 jours, et que je n'ai pas encore goûté, mais qui promet d'être intéressant. La particularité, et le nom, de cette cuvée vient du fait que le champagne est dégorgé seulement quelques semaines avant d'être mis en vente (d'où le nom RD pour Récemment Dégorgé). À la clef, une fraîcheur inédite pour un millésime de plus de 10 ans. L'autre cuvée distinguée est La Grande Année 1999. Celle-là je la connais bien et l'adore. Pour moi c'est un des meilleurs rapport qualité prix du marché, car c'est vraiment une cuvée excellente et aboutie. Un bémol toutefois, il faut aimer le style Bollinger… c'est une évidence.

On revient ensuite à des cuvées haut de gamme, mais plus accessibles comme la Cuvée des Enchanteleurs 1995 Henriot (67,80€ au lieu de 69,90€), la Liesse d'Harbonville 1995 Ployez-Jacquemart (45,20€ au lieu de 46,60€), qui mérite aussi un petit coup de cœur, L'Intemporelle de la coopérative Mailly Grand Cru (35,89€ au lieu de 37€), qui gagne à être connue.

Enfin, on conclut avec les bruts sans année (BSA) : Perrier-Jouët place son Grand Brut, ce qui n'est pas anodin, car nombreux sont les connaisseurs qui critiquent sans vergogne (parfois à raison), les BSA des grandes maisons, qu'ils jugent souvent d'un rapport qualité prix très décevant. Personnellement, vous savez ce que je pense de cette maison ! Dernière de la liste, la Cuvée Extra Brut Driant-Valentin (22,12€ au lieu de 22,80€), maison dont le BSA a obtenu 3 étoiles. C'est dire si ce vigneron travaille bien !

mercredi 19 septembre 2007

Cristal Roederer, ma première fois !

Cristal de Roederer
Hier, nous avons enfin reçu une caisse de 6 bouteilles de Cristal, la célébrissime cuvée de la maison Roederer, connue pour être la plus chère au monde, et la plus prisée des peoples que l'on voit dans Voici ou Gala.

Pour moi qui n'avais jamais bu de Cristal Roederer, et vu la difficulté immense à se procurer une bouteille, l'occasion était trop belle.

J'ai donc mis en vente 5 bouteilles sur le site... et j'en ai dégusté la dernière en (très) petit comité.

Et bien, ce fut un moment magnifique, même si je pense que ce millésime 2000 gagnerait à vieillir encore quelques années en cave. Mais il ne faut pas faire la fine bouche, cela reste sans contestation possible un des meilleurs champagnes que j'ai bu, simplement on sent que le nez n'a pas atteint son plein potentiel, et qu'en étant encore un peu patient(e), la dégustation en serait encore sublimée.

Comme disait l'un des convives, le "Cristal Roederer c'est de la dentelle". Et effectivement tout est dans la finesse, la subtilité et l'élégance. C'est l'opposé des champagne vineux comme Bollinger, ici il faut un palais un tant soi peu connaisseur pour apprécier l'harmonie des arômes.

Assurément un beau moment, un champagne d'une complexité et d'une finesse rare, mais qui doit mûrir encore un peu. Enfin, d'un point de ve très personnel, ce n'est pas le genre de champagne que je préfère, mon goût allant plutôt vers des cuvées plus boisées et vineuses. Mais l'occasion de cotoyer le mythe était trop belle !

vendredi 24 août 2007

Perrier-Jouët Grand Brut, la fascination de l'anémone

La semaine dernière nous avons ouvert une bouteille de Perrier-Jouët Grand Brut avec des amis. Pour moi la maison Perrier-Jouët est une maison à part. J’ai toujours été fascinée par les anémones en arabesques très Art Nouveau peintes sur les bouteilles haut de gamme de la maison et sur les célèbres flûtes. J’ai d’ailleurs appris que Perrier-Jouët avait décidé d’arrêter la fabrication de ces verres… C’est fort dommage car ces flûtes se vendaient comme des petits pains sur le site… Donc Perrier-Jouët a longtemps été pour moi la marque la plus chic de champagne.

Perrier-Jouet
C’est donc avec beaucoup de plaisir que j’ai ouvert cette bouteille de Perrier-Jouët Grand Brut. J’ai trouvé un vin à la robe intense et dorée. Le train de bulles était très vif et les bulles très fines. Au nez, on distinguait des notes d’agrumes et de fruits blancs, portées par des arômes d’herbe coupée. En bouche, je l’ai trouvé moins expressif, plus entendu. Il avait toutefois une belle fraîcheur, de légers arômes fruités et surtout une grande persistance.

Ce Perrier-Jouët Grand Brut fut donc un bon champagne d'apéritif, prompt à vous (r)éveiller les papilles et à amorcer une soirée qui fut par ailleurs, très agréable !

samedi 11 août 2007

Ruinart, nouvelle étape des vacances dégustation

Pour cette nouvelle dégustation de l’été, j’avais décidé d’ouvrir la bouteille de "R" de Ruinart. La bouteille est déjà porteuse en elle-même d’une partie de la magie Ruinart. Ses lignes uniques donnent une vraie originalité à cette bouteille, même si depuis la ligne a été copiée. Au nez, j’ai noté des arômes de fruits jaunes et de noisettes grillées. La robe est très belle, avec des reflets or pâle et un train de bulles vif.

En bouche, le « R de Ruinart » possède une grande fraîcheur soulignée par des bulles très fines. On distingue un léger côté vineux, qui à mon sens donne à ce champagne une grande classe.C’est un champagne parfait pour accompagner un repas.

Pour ma part, j'ai servi ce champagne pour l'apéritif, face au soleil et à la mer... les doigts de pied en évantail !

mardi 24 juillet 2007

La mer, un coucher de soleil et un champagne rosé

Ce soir, nous avons débouché une bouteille de Xavier Leconte Rosé, une cuvée réalisée par un vigneron passionné et de grand talent. Ce fut un magnifique moment que de boire ce champagne fruité face à la mer. Des goutes perlaient sur des flûtes tiraillées entre la fraîcheur du champagne et la chaleur encore bien présente en début de soirée.

Le Rosé Xavier Leconte s’est avéré être un vin très frais, direct, soutenu par de beaux arômes de fruits rouges et une pointe d’acidité pour réveiller la bouche. Pas le meilleur rosé du monde, mais un rapport qualité/prix imbattable !

Drôle de signe la dernière flûte fut servie alors que le ciel était teinté des rayons rouges rose pourpre du soleil couchant.

Xavier Leconte Rosé

mardi 17 juillet 2007

Des vacances qui se présentent bien

Dans quelques jours, ce sera enfin le temps des vacances. 15 jours pendant lesquels je vais pouvoir recharger les batteries, mais aussi peaufiner quelques aspects du site grâce à mon petit Samsung Q45 qui ne me quitte plus.

Mais le grand bonheur de ces vacances va être la petite sélection de bouteilles que j'ai décidé de mettre dans le coffre. J'ai pris 7 bouteilles pour 14 jours de vacances, ce qui me semble être un bon compromis pour déguster, sous le soleil, avec des amis ou en famille.

Il y a des cuvées que j'ai hâte de découvrir et d'autres que je suis impatiente de redécouvrir.


Voilà la liste des bagages:

- Cuvée François Hémard Grand Cru de la maison Henri Giraud
- Special Cuvée de la maison Bollinger
- Grand Cru Blanc de Blancs de la maison De Souza
- Rosé Brut de la maison Xavier Leconte
- Cuvée Carte Noire Brut de la maison Thevenet-Delouvin
- Cuvée R de la maison Ruinart
- Grand Cru Brut de la maison Ouriet Pature

Les vacances devraient être belles...


plage

dimanche 15 juillet 2007

Louise Pommery, un grand nom pour un très grand champagne !

Hier soir, j'ai ouvert une bouteille de cuvée Louise, le haut de gamme de la maison Pommery. J'avais un souvenir lointain de cette cuvée et l'envie forte de raviver de bons souvenirs. Plus qu'une redécouverte, ce fut une véritable découverte et un enchantement. J'ai dégusté un champagne véritablement ensorcelant, charmeur et élégant. En portant simplement la flûte au nez, on découvre au premier abord des arômes de fleurs, puis en laissant le champagne s’ouvrir, ce sont des notes beurrées, briochées et légèrement fruitées qui régalent les sens. Mais ce n’était là que les prémices d’un délice que je n’attendais pas.

En bouche, la cuvée Louise dévoile des arômes épicés subtils, par certains aspects des notes qui rappellent le vieux cuir, et une touche d’amande. Le tout est lié avec une grande élégance. Pur moment de bonheur et de plaisir pour une bouteille bien moins chère, 70 euros, que d’autre cuvée haut de gamme.

Cuvée Louise Pommery

mardi 29 mai 2007

J'ai testé pour vous la Carte Jaune Veuve Clicquot

Pour une petite occasion, j'ai débouché une bouteille de Veuve Clicquot, le brut sans année Carte Jaune. Et j'ai été très surpris. Légérement vineux, avec des bulles fines et lentes. Un Champagne très élégant. Le nez est puissant, la bouche est briochée, avec des notes épicées. La bouche est vineuse et fruitée.

Je ne pensais prendre autant de plaisir à boire ce brut sans année de grande maison, car j'ai toujours tendance à penser que les bruts sans année sont meilleurs chez les vignerons indépendants et que seules les cuvées haut de gamme ont un interêt chez les grandes maisons. Mea Culpa.

Veuve-clicquot.gif

vendredi 4 mai 2007

Souvenirs, souvenirs...

Les muselets

Cette dégustation a vraiment été un moment de bonheur... Vivement la prochaine sélection. D'ailleurs quelles cuvées suggérez-vous d'associer dans un prochain Coffret Dégustation Œnologique ?

mardi 1 mai 2007

La Grande Dégustation

L'art Délicat de la Dégustation

C’était le grand jour. On a fait la dégustation ce matin. Dans l’ordre, nous avons goûté le coffret Découverte, puis le Grandes Maisons et enfin le Vigneron.

- Pour le Coffret Découverte, on a débuté la dégustation avec le rosé Xavier Leconte. Et bien, il nous a agréablement surprise. Ce champagne est étonnamment fruité et agréable. Je pense que c’est l’idéal pour un dessert, par contre probablement trop doux pour l’apéritif. Ensuite, on a poursuivi avec le Carte Noir Thevenet Delouvin, le champagne le moins cher de la boutique et pourtant loin d’être l’un des moins bons ! Ce Blanc de Noirs, c’est-à-dire un champagne élaboré uniquement à partir de Pinot (noir et meunier), est très frais, léger, c’est vraiment le brut classique que l’on peut ouvrir à l’apéritif en toute occasion. Enfin, on a fini par le millésime 99 Blanc de Blancs (élaboré uniquement avec du Chardonnay) Arnaud Margaine. Là encore c’était un champagne bien différent. Plus calme, plus lissé, plus rond, ce Champagne affichait pourtant la fraîcheur du 100% Chardonnay. Un coffret que j’ai trouvé bien typé, différent avec des bouteilles vraiment sympathiques. Je pense que l’objectif d’initier les non connaisseurs au Champagne est réussi… enfin j’espère.

Les bouteilles de la grande dégustation

- On a poursuivi avec le Coffret Grandes Maisons, que l’on a entamé par le Ayala Zéro Dosage, c’est-à-dire qu’il n’y pas du tout d’ajout de liqueur sucrée dans le Champagne. Cela donne un Champagne plus sec que d’habitude, et donc plus nu, cela met en valeur les qualités du vin à l’état pur. Personnellement, ce n’a pas été mon coup de cœur. Ensuite, on a goûté le Brut Charles Heidsieck, qui a une grosse effervescence et une bouche bien fraîche et fruitée. Très agréable. La conclusion du Coffret est faite avec le Rosé Cuvée des Moines Besserat de Bellefon. Là encore, c’est une cuvée légère, mais avec une belle présence en bouche. Constat mitigé pour ce Coffret, qui propose de beaux produits, mais peut-être pas assez typés. Une alternative au Coffret Découverte avec le plus de proposer des bouteilles de marques en somme…

- La conclusion fut grandiose avec le Coffret Vignerons qui présente des cuvées haut de gamme. On a débuté avec le Champagne Blanc de Noirs Henri Giraud, et là pour moi ce fut le choc. Je l’ai trouvé superbe, soyeux, vineux. Une vraie révélation pour moi. Le De Souza & Fils Blancs de Blanc fut aussi une belle découverte, avec un joli aspect boisé, assez nouveau pour moi qui n’ai pas l’habitude de boire ce type de Champagne. C’est une cuvée vineuse qui se situe presque à mi-chemin entre le champagne et le vin classique. Enfin le millésimé 1996 Collard-Chardelle mis un merveilleux point final à cette dégustation. Pourtant à l’origine le design et la couleur (bleue) ne m’avait pas franchement enthousiasmée, mais peu importe le flacon… Cette cuvée est fondue, ronde, agréable et très aromatique. Une vraie réussite. Ce Coffret est celui qui m’a le plus enthousiasmé (c’est aussi le plus cher…), à la fois étonnant et de très haute qualité. Mon coup de cœur, sans hésiter. Je pense que les connaisseurs apprécieront.

L’œnologue qui était présente a fait un travail remarquable, éclairant ma lanterne et mettant en valeur certains aspects du Champagne qui je n’aurais remarqué sans elle. Elle va maintenant établir les fiches de dégustation œnologique pour chaque bouteille, ce qui devrait me permettre de mettre les Coffrets en vente dans une dizaine de jours. J’ai hâte d’avoir votre avis et vos suggestions pour de prochaines dégustations !

samedi 3 mars 2007

J'ai testé pour vous le Dom Pérignon 99

J'ai eu la chance hier soir de déguster quelques flûtes de Dom Pérignon 99. Ce fut un moment d'une incroyable intensité.
J'ai trouvé ce champagne d'une superbe finesse, c'est de la dentelle. Pour l'apprécier il faut vraiment avoir le palais frais, dégagé de tout arôme pollueur. En bouche, j'ai noté des notes de fruits blancs et de brioche, puis d'agrumes. C'est subtil, fin, franchement, une vrai découverte pour moi. La dernière fois qu'un champagne m'avait fait une si belle impression c'était la cuvée Churchill de Pol Roger.
La finale est délicieusement longue, histoire de prolonger un moment unique.

mercredi 10 janvier 2007

Le site qui n'a pas encore de nom, première !

Bon, les idées se sont un peu précisées depuis la dernière fois. J’ai gardé le concept de ne vendre que des champagnes de producteur, de faire l’impasse sur les grandes marques. Ça sera mon originalité, ma marque de fabrique.

Il va falloir goûter, juger, comparer des dizaines de champagnes pour faire ma sélection drastique des meilleures cuvées, car je ne veux pas proposer trop de bouteilles différentes, cela risquerait de déboussoler les novices. Cela va être une véritable épreuve de déguster toutes ces bouteilles, mais créer une entreprise est à ce prix ! D’ailleurs il va falloir que je me renseigne sur les formalités pour créer sa boite… Je sens que ça ne va pas être la partie la plus drôle…

Mais avant tout cela, il faut que je trouve un nom au site. Amis lecteurs, bien que vous ne soyez pas plus nombreux que les doigts d’une main à lire mon blog pour le moment, j’offre une flûte à celui ou celle qui trouvera un nom pour le site !